Une étude originale publiée en ligne en septembre 2025 dans Food Chemistry a recherché 22 mycotoxines dans 248 échantillons de blé tendre et dur, prélevés avant et après récolte puis pendant le stockage, dans deux zones climatiques marocaines entre 2020 et 2022.

L’analyse par UHPLC-MS/MS a retrouvé une contamination dans 53 % des échantillons de la zone littorale, contre 31,5 % dans la zone continentale. Plusieurs mycotoxines pouvaient coexister dans un même échantillon. Cependant, seuls quatre échantillons sur 248, soit 1,6 %, dépassaient les limites maximales réglementaires marocaines et européennes.

Ce résultat appelle à la vigilance, sans alarmisme : détecter une mycotoxine ne signifie pas automatiquement qu’un produit présente un danger immédiat. L’étude portait sur deux zones et sur des grains de blé ; elle n’évalue ni l’exposition alimentaire individuelle, ni les effets cliniques, et ne décrit pas tout le marché marocain.

La priorité pratique est donc une surveillance fondée sur le risque, depuis la récolte jusqu’au stockage, avec maîtrise de l’humidité, bonnes conditions de conservation et contrôles analytiques réguliers.